QUEEN, CE N’EST PAS UN FILM

Théâtre et mouvement dans un dispositif quadrifrontal
À partir de 12 ans – Durée : 55 minutes

Création originale 2022
Texte et mise en scène: Sarah Civil
Assistance à la mise en scène: Sarah Clément
Avec: Ophélie Lesobre, Ambre Reynaud, Adèle Liners et Sarah Civil
Et la voix de: Melia Di Bella
Création vidéo: Alex Montant, Ambre Reynaud
Création son et lumière: Joris Chrétien et La Lucarne d’Ariane
Régie générale: Joris Chrétien et La Lucarne d’Ariane
Diffusion: La Lucarne d’Ariane

Production: LES QUEƎNASSES
En partenariat avec:
La lucarne d’Ariane
La Lucarne d’Ariane est une structure qui salarie, forme et accompagne socialement et au retour à l’emploi des sortants de prison ou personne sous main de justice. L’équipe de La lucarne d’Ariane a réalisé la création sonore et lumière de l’œuvre, et est en charge de la diffusion et la régie en tournée de la pièce.
Avec le soutien de:
Anis Gras-le lieu de l’Autre, Jardin 21, commune de Guignes
Résidences:
Les Roches (Montreuil), La Barge (Morlaix), Ehpad Cousin de Méricourt (Cachan), Centre Commercial La Vache Noire (Arcueil), Centres Paris Anim’ Annie Fratellini et Bessie Smith

SYNOPSIS

Incarcérée aux Etats-Unis, Quinn écrit à sa correspondante. Elle relate son quotidien en prison et sa vie intérieure: ses amours, ses addictions, ses peines et ses joies… qu’elle conjugue au passé, présent et futur.
Quinn et les surveillantes qui l’entourent racontent à quatre corps et à quatre voix une tranche de vie de femme en détention.

INTENTIONS

Montrer. Se saisir de la vie intérieure qui se déploie dans le temps et l’espace concrets de la peine. À travers quatre corps dont les statuts et relations sont constamment ambigües, c’est une fenêtre ouverte sur quelque chose d’impénétrable et inaccessible, une apparition. Rien n’est commenté, ni résolu. Il s’agit de la parole de Quinn, brute : ses lettres. L’autrice a extrait, a traduit, a chamboulé la chronologie, a voulu des ellipses déroutantes.

« La fin de l’année est toujours une période difficile parce qu’il y a l’anniversaire de Riley, Thanksgiving, puis Noël et le Nouvel An. »

Même si ce geste est documenté et s’associe à un engagement autour des problématiques carcérales, il ne s’agit ni d’un documentaire, ni d’un témoignage. Entre journal intime et écriture orale, les lettres de Quinn sont un matériau d’archives humaines. Malgré le vivier de réel qu’elles présentent, l’ambition scénique est bien de porter un récit à la fiction. Porter à plusieurs voix, une expérience personnelle et singulière. De réalité à fiction. De personne à personnage.

« J’ai accordé trop d’importance aux hommes et au sexe donc quelque part, moi aussi j’avais mon addiction. »

Le dispositif quadrifrontal et le scénario de l’immersion en prison veut se jouer des stéréotypes sur la détention en les rendant visibles et audibles dans l’espace scénique, d’interroger le regard du spectateur et ses fantasmes sur la prison et ce que peut être un corps emprisonné.

Ce qui nous intéresse dans le rapport avec le public sur ce projet, c’est de ne jamais nier sa présence. De jouer pas seulement sous son regard, mais aussi avec son regard. Il en nait des réactions de pudeur, de vulnérabilité que nos personnages prennent en charge. Aussi, nous voulons qu’il soit un spectateur actif. : parce que ça joue partout et tout prêt de lui, il n’est jamais tranquille.

« Je suis tellement désemparé ici, et je déteste demander de l’aide, sauf quand j’en ai vraiment besoin »

Sentir les comédiennes jouer librement, avec une marche de manœuvre suffisante pour qu’elles ne peuvent nier ce qui se passe réellement ce soir-là, est là toute notre démarche. Ce spectacle est un laboratoire, une expérience permanente : on sait se qui va se passer mais on s’efforce de rendre le comment toujours au plus surprenant et au plus juste.

« Plus je suis ici et moins je suis importante. Plus je suis ici et plus on m’oublie. Désolée de te déranger avec ça. Surtout dis le moi si je me répète. « 

La portée politique de cette pièce n’en est pas moindre. Les addictions, la sexualité empêchée, l’environnement homosocial, la maternité, le souvenir, sont des thématiques en filigrane tout le long de la pièce. Mais c’est surtout le débordement qui est omniprésent: malgré le cadre de ce espace presque deux-dimensionnel, celui du rôle que chacun doit tenir, ou encore celui de l’institution, tout déborde et se heurte. Les corps se cabrent et vacillent sous les désirs et besoins.

REPRESENTATIONS

« Vous réussissez à nous faire entrer dans ce monde carcéral et dans la tête d’une détenue »

« Ça m’a émue et touchée viscéralement, sans vraiment pouvoir l’expliquer. »

« C’est touchant et généreux. »

« Une expérience scénique dans laquelle j’ai trouvé ce que j’attendais: de quoi penser et ressentir. »

« Ça brasse, ça remue. »

« J’ai apprécié la puissance et le côté immersif de la pièce. »

Lavoir Moderne Parisien, Paris – du 17 au 21 janvier 2024

Théâtre de l’Opprimé, Paris – du 18 au 22 octobre 2023

Le Vent se Lève, Paris – 16 mars 2023

La Barge, Morlaix – 25 Février 2023

Lycée Clément Ader, Tournan-en-Brie- 6 janvier 2023

Le Générateur, « Pile ou [FraSQ]#10 », Arcueil – 9 octobre 2022

DOSSIERS